Karibu

Au cas où, ça peut toujours servir…

Bon, en fait, c’est assez simple pour aller chez moi mais je vais quand-même donner quelques indications: depuis l’aéroport, il faut prendre à droite, si vous prenez à gauche, c’est à vos risques et périls (5 touristes belges se sont fait agressés la semaine dernière et on leur a piqué presque 500 euros mais bon, pour aller dans la brousse avec 500
euros, faut déjà en tenir une couche mais, hein, ce sont des touristes), vous continuez la ligne droite sur 3km en faisant gaffe aux bovins errants et aux mecs en vélo et vous arrivez dans la zone industrielle où vous risquez de vous faire arrêter par la police, les douanes, la gendarmerie et l’armée (comptez 2 ou 3 dollars par corps de métier).
Après, dans la zone industrielle, pas grand chose à signaler si ce n’est les gamins qui vont tenter de se jeter sous vos roues pour se faire percuter et avoir de l’argent.
Au rond-point après la brasserie, il y a des nids de poules énormes mais il ne faut pas ralentir car c’est là qu’ils vont en profiter pour tenter d’ouvrir vos portières (si vous ne les avez pas verrouillées). Prendre à droite au niveau des mecs qui se lavent dans le caniveau, vers le port.
Au niveau du port, prendre à gauche et passer devant le lac en faisant gaffe aux drogués qui squattent la plage et qui croient qu’ils peuvent arrêter une voiture par la force de la pensée. S’ils frappent sur la voiture, klaxonnez et faites un signe courtois mais ferme, genre un doigt.
Passer devant le bar à putes en évitant les putes, et continuer jusqu’au tas d’ordures qui fume là, vous pouvez bifurquer sur la gauche mais c’est une route en terre avec des trous.
Au niveau de l’unijambiste qui vend des clopes, vous prenez à droite en faisant gaffe aux chèvres, vous retrouvez le goudron au niveau du croisement où y’a les taxis-vélos, les taxis-motos et les taxis voitures, roulez doucement car ils n’ont pas vraiment intégré les subtilités du code de la route et faites juste gaffe au croisement car il arrive régulièrement qu’ils se battent entre eux et qu’un vélo atterrisse sur la route.
Au croisement, vous reprenez à droite en faisant gaffe aux bus qui descendent la pente car ils n’ont pas de freins donc laissez-leur la priorité, vous avez un manguier sur la droite avec des refugiés dessous et juste après, à 50m sur la gauche, c’est chez moi.
Par défaut, j’ai indiqué à mes gardiens que « le patron n’est pas là » donc passez un coup de fil depuis la rue.

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